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17/10/2016

COMMUNIQUÉ DES ADMINISTRATEURS DU GROUPE RÉGIME ÉCOSSAIS RECTIFIÉ

Les administrateurs de la page sociale Régime Écossais Rectifié (à laquelle sont inscrits plus de 2000 membres et contributeurs à ce jour), nous communiquent l’information suivante :

Jean-Claude Sitbon, plagiats, plagieur, aventure, Rite écossais rectifié,RER, la Tarente, éditions de la Tarente, histoire, franc-maçonnerie, Pierre Noël,Alice Joly, gérard vanRijnbeck, jean-marc Vivenza

 

COMMUNIQUÉ DES ADMINISTRATEURS DU GROUPE RÉGIME ÉCOSSAIS RECTIFIÉ

 

Nous portons à la connaissance de nos membres, puisque c’est sur ce groupe RER que furent mis en lumière par certains de nos amis lecteurs attentifs depuis de longues années de l’ensemble des ouvrages publiés sur le Régime Écossais Rectifié, les nombreux emprunts non sourcés – soit en langage éditorial des « plagiats » – trouvés dans le tome I de L’Aventure du Rite Écossais Rectifié (éditions de la Tarente 2012, rééd. 2015) dont Jean-Claude Sitbon est l’auteur, ayant abouti depuis plusieurs mois à de multiples réactions polémiques et des commentaires divers créant un climat pesant et pénible. Ainsi donc, pour clore cette affaire, nous nous félicitons – bien que regrettant qu’elle soit intervenue si tardivement – de la décision de publication d’un « Errata », conjointement par Jean-Claude Sitbon et son éditeur. Errata qui sera dès à présent inséré dans les exemplaires imprimés de l’ouvrage, étant signalé par ces termes sur le site de Jean-Claude Sitbon : « Errata - Il est apparu que plusieurs phrases de ce Tome 1 ont échappé aux critères éditoriaux car elles ont été empruntées à des ouvrages en omettant de citer la source. Pour ces erreurs involontaires, l’auteur présente ses excuses à ses lecteurs et aux auteurs concernés » – Lien : http://rite-ecossais-rectifie.com/…/aventure-du-rite-ecoss…/ Voici les termes de l’introduction de l’Errata téléchargeable : « Jean-Claude Sitbon et Les Éditions de la Tarente vous communiquent la liste des errata se trouvant dans le tome I de L’Aventure du Rite Écossais Rectifié dont Jean-Claude Sitbon est l’auteur. Nous tenons à préciser que ces errata sont pour l’essentiel des emprunts non sourcés. Ces omissions sont bien sûr involontaires et dues à la méthode de travail qui s’est échelonnée sur plusieurs années comme signalé dans l’Avertissement aux lecteurs (éd. 2012 page 12 & éd. 2015 page 16). Ces erreurs seront corrigées comme il se doit à l’occasion d’une éventuelle réédition de l’ouvrage. Il n’en reste pas moins que si les sources n’ont pas été insérées dans le corps du texte, tous les livres dont elles sont issues sont mentionnés dans la bibliographie. » _____________________________________

Les administrateurs du groupe Régime Écossais Rectifié

Communiqué de l'éditeur, téléchargeable sur le site référencé :

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Remarques et compléments à l'Errata :

Cette information, dont on ne peut que se réjouir, puisqu’elle invite à la sérénité qui convient à ces domaines, a toutefois été commentée par les lecteurs de ce groupe public. Commentaires se félicitant du dénouement éditorial de cette situation, et dont l’un, en particulier, « complète » pour le moins les indications de l’Errata en question.

Afin que le lecteur dispose d’une information fiable, nous reproduisons un échantillonnage (puisqu'un relevé initialement établi, et transmis, indiquait plus de 5000 signes dans le texte !) de ces éléments de comparaison qu’il signale, et manquant dans l'Errata, nous permettant de constater qu’un « emprunt à des ouvrages en omettant de citer la source » [sic], est à ne pas confondre avec une réécriture de passages extraits d’ouvrages non-référencés :

 

« En 1939, le RER était pratiqué par les quatre Obédiences masculines françaises.
1) LA GRANDE LOGE NATIONALE INDÉPENDANTE ET RÉGULIÈRE, fondée par une loge de Rite Rectifié, le Centre des Amis, avait consacré ou affilié 32 loges (…) Trois loges usaient du RER. 
2) LE GRAND ORIENT DE FRANCE comptait quelques 400 membres travaillant au RER dans plusieurs loges et 80 Maîtres Ecossais dans des Loges de Saint-André créées par le GCDR.201 En outre, le "Grand Prieuré Indépendant de France", section du GCDR, recevait dans ses chapitres des CBCS appartenant au GODF.
3) LA GRANDE LOGE DE FRANCE avait recueilli les 5 loges transfuges de la défunte GLER.
4) LE GRAND PRIEURÉ DES GAULES, exsangue, ne pouvait compter que sur la Loge Franchise. » (P. Noël, "Le Rite Ecossais en France", Villard de Honnecourt, n° 45, GLNF, 2000, pp. 205-206 / Pierre Noël, 
"Heurs et malheurs du RER en France au XXe siècle", p. 42).
www.ordo-ab-chao.org/ordo/Doc/heurs.pdf

« En 1939, juste avant la seconde guerre mondiale, le Rite Ecossais Rectifié était présent dans les quatre Obédiences masculines françaises : 
- La GLNIR, fondée par le Centre des Amis (…) trois Loges pratiquaient le Rite Ecossais Rectifié. 
- Le GODF réunissait quelques 400 membres travaillant au RER dans plusieurs loges et 80 Maîtres Ecossais dans des Loges de Saint-André créées par le GCDR. En outre, le GPIF, section du Grand Collège des Rites, recevait dans ses chapitres des CBCS appartenant au GODF.
- LA GLDF avait recueilli les 5 loges transfuges de la défunte GLER.
Le GPDG, exsangue, ne pouvait compter que sur la Loge Franchise. » (Jean-Claude Sitbon, L’Aventure du Rite Ecossais Rectifié, les éditions de la Tarente, 2012, p. 108).

 

« Le 15 décembre 1946 Camille Savoire déclarait réveillé le GPDG (…) Le 15 février 1947, le GPDG décidait le réveil de la loge Franchise, la création d'une loge de Saint-André (…) et la reconstitution des commanderies sous l'autorité de la préfecture de Paris. » (P. Noël, "Le Rite Ecossais en France", Villard de Honnecourt, n° 45, GLNF, 2000, pp. 206-207 /
"Heurs et malheurs du RER en France au XXe siècle", Pierre Noël, p. 43).
www.ordo-ab-chao.org/ordo/Doc/heurs.pdf

« Après la Libération, Camille Savoire déclarait réveillé le GPDG (…) Le 15 février 1947, le GPDG décidait le réveil de la loge Franchise, la création d'une loge de Saint-André et la reconstitution des commanderies sous l'autorité de la préfecture de Paris. » (Jean-Claude Sitbon, L’Aventure du Rite Ecossais Rectifié, les éditions de la Tarente, 2012, p. 108).


« Le 24 octobre 1948, Savoire était remplacé comme Grand Prieur par le colonel Julien Rybinski, mais conservait le poste de Grand Maître National.». (P. Noël, "Le Rite Ecossais en France", Villard de Honnecourt, n° 45, GLNF, 2000, p. 207 / "Heurs et malheurs du RER en France au XXe siècle", Pierre Noël, p. 43).
www.ordo-ab-chao.org/ordo/Doc/heurs.pdf

« Le 24 octobre 1948, Camille Savoire, était remplacé dans la fonction de Grand Prieur par le colonel Julien Rybinski, mais il conservait malgré son grand âge, près de quatre-vingts ans, le poste de Grand Maître National.». (Jean-Claude Sitbon, L’Aventure du Rite Ecossais Rectifié, les éditions de la Tarente, 2012, p. 109).

 

« L’année 1958 avait été également marquée à la G.L.N.F. par un évènement, qui précéda de quelques mois la signature de la Convention avec le G.P.D.G. (…) des Frères de la Loges e Centre des Amis n°1, emmenés par Pierre de Ribaucourt (+ 1965), fils d'Édouard de Ribaucourt à l’origine, avec Camille Savoire, du réveil du R.E.R en France en 1910. Ce mouvement de rupture, qui allait donner naissance à la Grande Loge nationale française – Opéra, du nom du quartier où la nouvelle structure maçonnique installa ses bureaux (…) Cette volonté de rassembler sur les bases de la fraternité et de l’humanisme universel, fut définie dans un Manifeste publié le 2 octobre 1958 ayant précisément pour intitulé « Fraternité humaine, universalisme ». (Jean-Marc Vivenza, Histoire du Grand Prieuré des Gaules, Editions du Simorgh, 2011, p. 204).

« La même année 1958 vit un autre événement d’importance au sein de la G.L.NF : la Loge le Centre des Amis n°1, prit la tête d’une scission menée par Pierre de Ribaucourt, le fils d'Édouard de Ribaucourt disparu vingt ans plus tôt, fondateur de la GLNIR. Cette scission (…) conduisit à la création de la Grande Loge nationale française Opéra. Le titre de GLNF fut conservé en rajoutant « Opéra », car le siège de cette nouvelle obédience se situait alors, avenue de l’Opéra. » (….) Le 5 octobre 1958, La GLNF Opéra publia un manifeste, intitulé « Fraternité humaine, universalisme ». (Jean-Claude Sitbon, L’Aventure du Rite Ecossais Rectifié, les éditions de la Tarente, 2012, p. 110).

 

 

Le comité rédactionnel de La Leçon de Lyon

 

16/10/2016

Jean-Baptiste Willermoz et la naissance du Divin Réparateur en ce monde

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« Toutes choses que les chefs de l’Église chrétienne, auxquels la connaissance n’était presque exclusivement réservée pendant les cinq à six premiers siècles du christianisme, ont parfaitement connues. » (J.-B. Willermoz, Traité des deux natures, 1818)

 

Les rituels du Régime invoquent amplement « les secours de l’Être Suprême, afin qu’il daigne protéger nos travaux », le « pur hommage » qui lui est dû et les « grâces «  qui lui sont rendues pour les « faveurs accordées[1]. » Jusqu’à désigner le « Grand Architecte de l’Univers », dans sa prière d’ouverture, « selon une terminologie étonnamment chargée de références métaphysiques relatives à la notion d’être.[2] » :

« Grand Architecte de l’Univers, Être éternel et infini, qui est la bonté, la justice et la vérité même, Ô toi qui par ta parole toute puissante et invincible, as donné l’être à tout ce qui existe … »

La Règle maçonnique n’en est pas exempte, appelant à l’adoration de « l’Être plein de majesté, qui créa l’univers par un acte de sa volonté, qui le conserve par un effet de son action continue », mais que notre « esprit borné  ne peut concevoir, ni définir. »

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Dans son dernier ouvrage, Le mystère de l’Église intérieure, ou la « naissance » de Dieu dans l’âme. Le cœur métaphysique et ontologique de la doctrine saint-martiniste  (Editions la Pierre philosophale, mars 2016), Jean-Marc Vivenza aborde la question de la « génération de l’Être divin » sur le mode d’une relation ontologique dont certaines références willermoziennes témoignent, en même temps qu’elles nous informent d’avantage sur les références rituelles que nous mentionnions :

« (…) tout ce qui se passe et se déroule en mode temporel dans l’esprit de l’homme, écrit-il, est une image, et même plus, un « médium », c’est-à-dire un « intermédiaire », une reproduction, une sorte d’authentique imitation de ce qui advient sur le plan de l’éternité et de ce qui est advenu au titre de l’Incarnation du Divin Réparateur, un médium sans lequel « il n’y aurait rien de manifesté », rien qui ne pût nous être connu et révélé. »

« La Naissance du Divin Réparateur en ce monde, poursuit-il, image de la « naissance » du « Verbe dans l’âme, est parfaitement décrite par Jean-Baptiste Willermoz dans le Traité des deux natures », et de citer le passage concerné, que nous reproduisons ici :

 

« L'archange Gabriel est envoyé par Dieu dans la petite ville de Nazareth à la Vierge Marie, pour lui annoncer la glorieuse maternité par laquelle elle est destinée à coopérer au grand oeuvre de la Rédemption des hommes. L'apparition subite de l'ange qui lui est député trouble l'âme de cette vierge si pure ; sa pudeur s'alarme de la maternité qui lui est annoncée, déclarant ne connaître aucun homme. Elle n'y donne son consentement qu'après être entièrement tranquillisée sur les moyens, l'ange lui déclarant que sa maternité serait l'ouvrage de Dieu même par l'opération du seul Saint-Esprit, et que sa virginité resterait intacte. A l'instant même de son consentement, commence l'accomplissement du grand Mystère ; car à ce même  instant le Verbe de Dieu, qui est Dieu lui-même, la seconde Personne et puissance de la sainte Trinité, pressé par son ardent amour pour ses créatures humaines s'unit indissolublement et pour toute l'éternité à l'âme humaine, pure et sainte de Jésus, qui, par amour pour ses frères, et pour les réconcilier avec Dieu en satisfaisant pour eux à la Justice divine, s'est dévouée aux ignominies, aux souffrances et à la mort. Le Verbe tout-puissant de Dieu, l'image et la splendeur du Père éternel descend des cieux pour venir s'incorporiser avec l'âme humaine de Jésus dans le chaste sein de la bienheureuse Vierge Marie, pour ne plus être éternellement les deux ensemble qu'une seule et même Personne en deux natures distinctes. C'est donc au moment de son consentement que l'homme-Dieu est formé corporellement dans le sein virginal de Marie, de sa pure substance, de ce vrai et pur limon quintessenciel de la terre vierge de sa mère. Il y est formé et composé, comme tous les autres hommes qui viennent pour un temps sur la Terre, d'une triple substance, c'est-à-dire d'un esprit pur, intelligent et immortel, d'une âme passive ou vie passagère, et d'un corps de matière, mais d'une matière pure et non souillée qui ne provient point, comme chez tous les autres hommes, de la concupiscence des sens, mais uniquement de l'opération du Saint-Esprit, sans le concours d'aucun homme, ni d'aucun agent physique de la matière. C'est par ce prodige de l'amour infini de Dieu pour sa créature chérie et séduite, devenue par son crime pour toujours l'esclave et la victime du démon, que s'est accompli l'ineffable et incompréhensible mystère de l'incarnation divine pour la rédemption des hommes, par Jésus-Christ notre unique Seigneur et Maître, qui a bien voulu, pour en assurer l'effet, réunir en lui par une union indissoluble la nature humaine du prévaricateur et sa propre nature divine. Celui qui, par cette union si glorieuse, pouvait naître à son choix dans la famille la plus opulente, dans le sein des grandeurs, sur le trône le plus éclatant, préfère de naître dans une étable, dans une famille inconnue et pauvre, dans une profession abjecte, la plus exposée aux mépris et aux humiliations qui accompagnent ordinairement l'indigence. Il est bien évident par là que dès son entrée dans le monde il veut être le modèle et la consolation des pauvres, qu'il veut en même temps inspirer le mépris des richesses et faire sentir à ceux qui les possèdent les grands dangers auxquels elles exposent tous ceux qui n'en feront pas l'usage prescrit par sa morale et par ses préceptes. »

(J.-B. Willermoz, Traité des deux natures divine et humaine réunies individuellement pour l'éternité qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ, Dieu et homme, Rédempteur des hommes, Souverain Juge des vivants et des morts, Bibliothèque Municipale de Lyon, ms 5940 n° 5)[3].  

 

[1] Ms 5922/2, Bibliothèque de la ville de Lyon.

[2] Jean-Marc Vivenza, La Clé d’Or et autres écrits maçonniques, Editions de l’Astronome, 2013, p.168.

[3] Jean-Marc Vivenza, op. cit., pp. 112-113