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13/06/2017

LE GRAND PRIEURÉ INDÉPENDANT DE FRANCE (G.P.I.F.) CONSIDÈRE QUE LE RÉVEIL DU RÉGIME ÉCOSSAIS RECTIFIÉ PAR CAMILLE SAVOIRE EN 1935, NE PEUT « SE PRÉVALOIR D’AUCUN TITRE MAÇONNIQUE »

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C’est, en tout cas, ce qui est « rappelé » - sous peine de sanction à tout contrevenant, qui s’exposerait à des « poursuites » (sic !) - par la « Grande Chancellerie » de la structure qui, au sein du Grand Orient de France, gouverne le Rite Écossais Rectifié, par une circulaire en date du 9 juin 2017, et se référant à la circulaire n°810 en date du 3 décembre 2013 du GODF.

Cette information saugrenue, et qui nous a été signalée par des membres de cette juridiction, a fait l’objet d’un communiqué précédé d’un lien, sur la page réseau de nos amis du site Semper Rectificando, que nous reproduisons :

 

COMMUNIQUÉ DE SEMPER RECTIFICANDO

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Le rappel, par cette publication du Phénix Renaissant, d'où se situe la légitimité du RER, n'est pas sans faire écho aux récentes déclarations - par lettre circulaire datée du 9 juin courant sise à "Bouc-Bel-Air" (sic !) -, déclarations assez comiques il faut bien l'avouer, d'un pseudo "Grand Prieuré" fabriqué ex nihilo par son obédience en 1998, revendiquant, sans crainte du ridicule de par son comportement, la "liberté absolue de conscience" [1], et qui prétend à présent, de façon arbitraire, désigner ce qui est, ou n’est pas "maçonnique" à ses yeux, en usant d’un pouvoir d’autorité dictatoriale de la plus belle eau stalinienne, ayant pour but d’interdire certaines inter-visites aux Frères du Régime !

Cette pitoyable comédie, qui conjugue mépris des vertus chrétiennes que l’Ordre exige, et attitude policière d’apparents nostalgiques du KGB, se double du ridicule, lorsqu’on sait que cette juridiction dite "Indépendante" et de "France", n’a de rectifié que le nom, puisque le GODF, contrairement à ses illusions et avantageuses déclarations fabulatoires, n’a jamais possédé et à aucun titre, le RER du point de vue de l’Histoire objective :

https://semperrectificando.wordpress.com/2014/09/18/le-gr...

Et pour ce… que Dieu leur vienne en aide !

godf,grand orient de france,gpif,grand prieuré indépendant de france,dnrf-gddg,régime ecossais rectifié,grands prieurés apocryphes,contre-initiation,camille savoire

 

Cette note a suscité quelques légitimes commentaires sur les réseaux, en particulier sur la page à forte audience, consacrée à l’étude théorique et à l’actualité du Régime Écossais Rectifié.

Un contributeur mentionne le rappel suivant :

« Le Grand Prieuré Indépendant de France, constitué après une réforme du Grand Collège des Rites du Grand Orient de France en 1998, est le dernier à avoir été créé des principaux "Grands Prieurés français" constituant la famille rectifiée contemporaine depuis le réveil du Régime… » (Jean-Marc Vivenza, Histoire du Grand Prieuré des Gaules, 2011).

Un autre, d’indiquer enfin : « L’origine du GPIF devrait inciter ses autorités à plus d’humilité dans leurs déclarations : « Le problème, c’est que le G.O.D.F., sans doute vexé par la constitution du Grand Directoire des Gaules en 1935 en tant que puissance maçonnique indépendante et autonome, décidait les 18 et 19 juin 1938, de créer – mais en toute illégitimité pour ce faire, une telle décision n’étant en rien du ressort d’une obédience mais d’un Grand Prieuré, et encore sous réserve de nombreuses conditions requises – un « Directoire Écossais des anciennes provinces de France »… préfigurant la création du Grand Prieuré Indépendant de France, toujours sans aucune qualification rectifiée pour procéder à une telle forgerie, le 5 décembre 1998. »

L.S.

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[1] Étrange conception à géométrie variable de la « liberté absolue de conscience », précisons-le tout de même, de la part d’une juridiction qui n’a pas hésité à signer, le 19 novembre 2014, un « Traité d’Amitié », avec « droit d’inter-visites », avec le « Gran Priorato de Hispania », inquiétante structure liée au « Grand Prieuré des Gaules » français, exigeant de ses membres, la signature d’une « Déclaration des principes fondamentaux » indiquant :

« Les membres du Gran Priorato de Hispania croient fermement (…) en la doctrine inspirée des Pères de l’Eglise et en celle qui émane des quatre Premiers Grands Conciles Œcuméniques de l’Eglise (Nicée, Constantinople, Ephèse et Chalcédoine). Ceci est la base doctrinale, inamovible depuis sa création, du Régime et du Rite Ecossais Rectifié, ainsi que du Rite Français. » (point 1)

« Les membres du Gran Priorato de Hispania croient fermement en l’immortalité de l’âme humaine et en la résurrection de la chair par l’œuvre et la grâce de la résurrection du Christ de parmi les morts, tel qu’il est signalé dans les Evangiles et le Credo » (point 6)

Cette conception très particulière de l’initiation maçonnique, conduisit d’ailleurs le Grand Maître de la juridiction, Ramon Marti Blanco (signataire du protocole d’amitié avec le GPIF du Grand Orient de France), à interpeller la Conférence Épiscopale espagnole, le 14 avril 2006, demandant à ce que soit levée la condamnation  de l’Église catholique à l’égard de la maçonnerie, l’invitant à « distinguer entre les différentes Obédiences le bon grain de l’ivraie » (sic !) au titre de l’orthodoxie chrétienne du Rite Rectifié, indiquant avoir remis, en preuve de sa bonne foi, « tous nos rituels à la disposition des instances idoines de l’Eglise catholique romaine » ( !!!). La réponse sèche de l’Episcopat ne se fit pas attendre : « La Comisión Episcopal para la Doctrina de la Fe, de la Conferencia Episcopal Española, reitera que la citada declaración Quaesitum est conserva plena vigencia » (19 juin 2006) (cf. Pepe Rodrigez, Masonería al descubierto: del mito a la realidad, 2006) [NDLR]