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31/12/2015

Célébration à Lyon, du 80ème anniversaire du «Réveil» du Régime Écossais Rectifié en France

« Voilà comment nous avons régulièrement réveillé en France le Rite Rectifié » (Camille Savoire)

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« L’initiative de refondation étant de nature transhistorique, initiatique et spirituelle, participe d’une situation d’attente, dans l’espoir qu’un jour les diverses composantes de la famille rectifiée reviennent à la conception originelle de « l’Ordre », et réalisent leur unité sur le principe unique et fondateur de « rectification » tel que défini et établi par la Réforme de Lyon. » (Les Principes de l’Ordre en 10 points, Lyon, le 15 décembre 2012)

 

L’année 2015 s’est achevée, sur le plan de la vie initiatique européenne, par la célébration, à Lyon, du 80ème anniversaire du Réveil du Régime Écossais Rectifié en France, organisé par les établissements placés sous l’autorité de l’instance héritière, par voie de succession ininterrompue, de l’initiative opérée le 23 mars 1935 par Camille Savoire (1869-1951), sous les auspices du Grand Prieuré d’Helvétie (GPIH).

Mise en sommeil en 1939, puis réveillée sous une appellation plus « conforme » aux désignations nationales des organisations obédientielles (Grand Prieuré dit « des Gaules ») ; devenue en 1958, la Juridiction des « hauts-grades » rectifiés de la Franc-Maçonnerie dite « régulière », l’instance française du Régime s’est structurée en système autonome en juin 2000, renonçant progressivement à sa spécificité pour devenir une Obédience multi-rituelle, encourageant et inscrivant dans sa démarche la pratique des rites « français » et « d’Écosse »,  et centrée, en lieu et place de la doctrine de la réintégration et des dispositions de ses convents fondateurs, autour d’une cléricalisation de ses structures, et d’un discours fortement dogmatisant, radicalement opposés aux principes de la Réforme willermozienne.

Ce dernier choix, et ces dérives,  l’ayant retranchée de la filiation – déjà fortement malmenée par les aléas de l’histoire –  qui était la sienne, fut donc proclamé à Lyon, le 15 décembre 2012, sous les auspices de son Directoire national, le réveil du « Grand Directoire des Gaules », dont il convient de relever qu’il s’accompagna « de la transmission de la charge de la Grande Maîtrise issue de Camille Savoire (…). On retiendra que ce « réveil », car s’en est un du point de vue de l’Histoire maçonnique dans la mesure où le « Grand Directoire des Gaules » avait été mis en sommeil en septembre 1939 - cette désignation ayant été abandonnée -, fut fondé du point de vue des critères rectifiés, sur la transmission intuitu personæ de Grand Maître à Grand Maître depuis Camille Savoire, transmission qui est intervenue, entre l’ancien Grand Maître du G.P.D.G., Marcus i.O. Eq. Ab Insula Alba (démissionnaire du G.P.D.G., le 26 septembre 2009 en ayant refusé d’installer le nouveau Grand Maître élu, et qui pouvait donc transmettre sa charge en raison de ce refus), et Johannes-Marcus i.O. Eq. A Crucis Mysterio, lors de la cérémonie de « réveil » du Grand Directoire des Gaules le 15 décembre 2012, cérémonie de transmission ayant seule valeur de légitimité - principe évident comme il est connu sur le plan initiatique - puisque la substance de la transmission au sein du Régime rectifié ne relève pas d’une « propriété de structure », mais est établie sur la base d’une détention personnelle des titres et qualifications qui participent d’une nature non institutionnelle[1]. » 

La transmission ininterrompue d’une filiation, sur le simple plan de l’observation des faits historiques, est à ne pas confondre avec les initiatives et les proclamations qui ont vu la création – à partir d’intentions parfois louables, mais dénuées de toute légitimité – de nombreuses Juridictions rectifiées depuis l’après-guerre, ceci, posé sans intention critique – ces initiatives, bien que fort éloignées des grands principes structurels de l’Ordre, répondant toutes, à divers degrés, à des lois de nécessité, témoignant d’une honnête volonté de vivre la maçonnerie willermozienne dans des conditions non-conflictuelles  –

Cette persistance visible d’un dépôt initiatique intact, désignant de fait les difficultés posées par l’éloignement des critères de validité, ne peut donc être assimilée – comme l’indiquèrent, en janvier 2013, certaines notes administratives – à la « création d’une structure dissidente (…) porteuse d’une diatribe religieuse ou métaphysique » [sic], mais constitue, de par sa vitalité et la bienveillante présence d’instances européennes attentives, une possibilité manifeste de vivre le Régime Rectifié en conformité avec son héritage doctrinal, dans le cadre structurel qui lui est propre.

Elle explique, sans doute, le fait que le réveil de 1935 ne fut célébré, en France, en ce mois de décembre 2015, que par l’instance qui en assure l’héritage en toute quiétude, à distance des préoccupations sociétales de la vie obédientielle.

 

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A lire également, concernant cette célébration :

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[1] Camille Savoire, Regards sur les Temples de la Franc-maçonnerie, éditions La Pierre Philosophale, mars 2015, pp. 73-74.

 

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