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04/01/2015

"La culture des éternels domaines de la vérité"

« Le mystère de l’humanité qui a pour nom véritable "l’unité substantielle" à laquelle nous sommes appelés. »

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« Notre regard premier porte sur ce qu’il en est de l’être humain dans son entière réalité ontologique, et que nous nous tournons, avec respect, vers le mystère intime de chaque être, de chaque Frère, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, pour peu qu’il soit animé d’une volonté sincère et d’une aspiration authentique, pour le porter, avec son histoire, ses expériences et sa vie propre, à son plus haut degré de vérité. C’est notre vocation éternelle, porteuse de la joie de l’action accomplie dans le droit fil de ce que nous estimons être notre mandat spirituel. C’est aussi, il faut le dire, ce qui nous fait abhorrer le « tourisme initiatique » occupation constante depuis le début de l’aventure maçonnique - pour dire le moins - et qui, si elle ne nous surprend plus, constitue cependant une réelle entrave pour nos frères, singulièrement les plus jeunes et les moins aguerris, qui ne connaissent encore que partiellement les richesses de notre Ordre.

Mais laissons « les morts ensevelir leurs morts » (Matthieu VIII, 22) et soyons dans la joie de ce que les hommes, nos frères, ont en eux une valeur éminente (...) Dès lors, il est normal que nous accueillions dans nos structures chaque « homme de désir » qui nous rejoint en lui disant que nous regardons et tenons comme un devoir supérieur de lui donner d’accéder, par un chemin d’exigence morale et de perfectionnement intérieur, aux essences spirituelles auxquelles il aspire légitimement.

(…) Un des aspects de notre humanisme, de notre universalisme, est l’exigence de vérité. Notre regard premier porte sur ce qu’il en est de l’être humain dans son entière réalité ontologique, et que nous nous tournons, avec respect, vers le mystère intime de chaque être, de chaque frère, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, pour peu qu’il soit animé d’une volonté sincère et d’une aspiration authentique, pour le porter, avec son histoire, ses expériences et sa vie propre, à son plus haut degré de vérité. C’est notre vocation éternelle, porteuse de la joie de l’action accomplie dans le droit fil de ce que nous estimons être notre mandat spirituel. (…) Ainsi, plus que jamais, ce qui fonde en valeur l’appartenance à une société initiatique, c’est le fait que, et là je fais appel – je convoque – notre bon Saint-Martin : "l’existence de l’homme n’a qu’un seul objet, celui de la culture des éternels domaines de la vérité…" [L. -C. de Saint-Martin, Lettre à un ami], domaines qui appartiennent aux régions sur lesquelles règne, sans aucun partage, le "cœur", ce creuset mystérieux et complexe qui doit être le principal souci de notre travail commun. (…) Notre humanisme est véritablement une "exigence de vérité" fondée sur : - La Liberté intérieure de l’être ; - L’égalité de nature devant le mystère de l’humanité qui a pour nom véritable "l’unité substantielle" à laquelle nous sommes appelés ; - le sens universel d’une fraternité ouverte et généreuse.

Dieu veuille, dans son infinie bonté, que nous soyons pénétrés de ce que : "le cœur à cœur, seul dialogue vrai, est la marque, le sceau divin, privilège de tout homme". » 

 

Marcus Eq. Ab Insula Alba, « L’Humanisme initiatique », discours de la Saint Michel 2008, in Jean-Marc Vivenza,  Histoire du Grand Prieuré des Gaules, Les Editions du Simorgh, sept. 2011, pp.263-264

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