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16/12/2013

Du "moindre vent qui, d’aventure, fait rider la face de l’eau"

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La 28ème livraison de Franc-Maçonnerie magazine (décembre 2013-janvier 2014), consacre un dossier central à « l’univers des micro-obédiences » (sic) qui, sous la plume de Jean-Moïse Braitberg, ne bénéficie que de rares mansuétudes, accordées selon le degré de proximité de ces dernières, avec les critères de validité idéologique actuellement définis par le Grand Orient de France, et qu’on imagine correspondre à la ligne éditoriale de la revue.

Passons brièvement sur la tonalité sarcastique d’un argumentaire curieusement emprunt de  l’antimaçonnisme le plus classique, ou du lexique des marronniers estivaux, et qui n’épargne ni la tradition anglo-saxonne, ni les regroupements nés de la récente crise de la GLNF, ni la diversité des pratiques issues des rites égyptiens, ni celle de la réforme opérée par Jean-Baptiste Willermoz (ou "Vuillermoz", dans le texte).

Quant à cette dernière, c’est le Grand Prieuré des Gaules qui en récolte les foudres, par un questionnement qui, pour le coup, mérite effectivement qu’on s’y attarde :

« On est même, est-il relevé, dans la contradiction absolue avec la franc-maçonnerie adogmatique et libérale, fut-elle dévolue à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, lorsque l’on revendique une franc-maçonnerie célébrant la "Très sainte religion chrétienne". C’est le cas très particulier du Grand Prieuré des Gaules (…) » et, citant les propos de l’actuel chargé des relations extérieures de l’Obédience, Georges Asseh, d’en conclure en toute logique :

« Dès lors, il faut mettre au compte des mystères, voire des miracles propres aux manifestations théophaniques le fait que le Grand Orient de France dont la liberté absolue de conscience est la pierre angulaire, ait pu passer un accord de reconnaissance mutuelle avec le Grand Prieuré des Gaules. »

La question se pose. Et sans doute, le Grand Prieuré des Gaules hérite-t-il d’une image ternie par la dérive morale et dogmatisante qui aura conduit une partie de son encadrement, en décembre 2012, à transférer la plus noble part de son héritage spirituel, vers des cieux plus appropriés. Mais c’est, manifestement, l’ensemble du Régime qui en pâtit. Ce qui, dans un proche avenir, obligera à séparer le bon grain de l’ivraie,  car n’en déplaise aux poncifs ressassés, la qualité d’une tradition spirituelle, ne se juge pas à la valeur numérique de la structure qui l’héberge :

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« Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphir », dit le chêne au roseau. « Je plie, et ne romps pas », lui répondra-t-il : « Le vent redouble ses efforts, et fait si bien qu'il déracine celui de qui la tête au ciel était voisine, et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts. »

 

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