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10/07/2013

L'opprobre, tenant lieu d'aveu...

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Par un communiqué daté du 9 juillet, nous est signalé, qu’ « à la demande du Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules, le Grand Maître adjoint Henri M. a démissionné de toutes ses fonctions au sein du GPDG et de son appartenance au GPDG. »

 

L’aveu (consécutif à l’affaire du fonds Robert Amadou) est étonnant : la troublante précipitation de cette décision – l’intéressé ayant été nommé à sa charge le 27 avril dernier – est sans doute motivée par la nécessité de ne pas ternir l’image d’une Obédience maçonnique déliquescente, moralement atteinte ; elle tranche, pour le moins, d’avec  une intention emprunte de sentiments chrétiens simplifiés à l’extrême et  lourdement ressassés, dans une confiance manifeste et un cadre d’action naturellement délimité par la  « seule volonté du Grand Maître[1]. » 

Ce tableau-là, ne témoigne en définitive que de la profonde désorientation d’un univers maçonnique meurtri, embourbé dans des contradictions identitaires mondaines, tiraillé entre des choix confessionnels consolants – fussent-ils radicalement hostiles à la pensée willermozienne – et la parodie navrante de préoccupations obédientielles, diamétralement éloignées de l’intention véhiculée par la Réforme de Lyon. Et l’opprobre jeté sans la moindre nuance sur le comportement d’un seul, ne dédouanera nul autre de ce que la Sainte Ecriture prévient des sombres réalités dont l’orgueil le pousse à ne point s’accuser : « Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché... » (Romains,  V, 12.)

 


 

[1] Grand Prieuré des Gaules, « Entretien avec le nouveau Grand Maître adjoint du GPDG », 22 mai 2013.

 

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