Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/02/2013

La "Grande Aumônerie" du Grand Prieuré des Gaules, définit les nouvelles normes de l’"hérésie" au sein de la Franc-maçonnerie rectifiée.

inquisition-01.jpg 

 

Dans un billet en date du 19 février 2013, intitulé « Proclamation de la dernière hérésie en titre », et publié sur son blog ecclésial (« Un orthodoxe d’Occident »), le Grand Aumônier en charge du Grand Prieuré des Gaules, A Tribus Liliis, reprend notre note du 06 février dernier[1], assortie du commentaire suivant :

« J'ai reproduit telle quelle cette déclaration de la secte vivenzarque, sauf à corriger les fautes d'orthographe.

Mes adversaires pensent me couvrir de honte, ils me couvrent de gloire. C'est une gloire impérissable en effet de confesser en tout temps et en tout lieu la foi chrétienne intégrale et inaltérée. Foi à laquelle tout maçon rectifié jure "fidélité" dès son entrée dans l'Ordre.

Ceux qui altèrent cette foi sont donc parjures et apostats. »

Les propos du clerc bienveillant, sont emplis d’une telle affection évangélique, qu’il convient de les porter à l’admiration générale, et de mettre en exergue la conception qu’il se fait de « l’enseignement des principes religieux et spirituels des Ordres, en particulier la doctrine de la religion et de l’initiation chrétiennes » (Statuts du G.P.D.G., Livre VII, article 106, 2005, amendés le 29 septembre 2012).

Visiblement habilité à établir les nouvelles normes de l’hérésie au sein de la Franc-maçonnerie rectifiée, le ministre affecté saura donc désigner à la vindicte de son tribunal imaginaire, les « exclus du Régime rectifié » (sic), les « parjures » (sic) et « apostats » (sic), en vertu de sa « conception propre qui se revendique d’être intégriste » (sic).

Ce danger, absolument inédit et historique, de cléricalisation de la Franc-maçonnerie, pose d’autant plus de difficultés, qu’il s’exerce dans le cadre de prérogatives démesurées, précisées par la législation même de l’Obédience concernée :

« Le Grand Aumônier, ou des Aumôniers désignés par lui, sont chargés, en étroite liaison avec les Chefs des Ordres, le Maître Général des Loges de Saint-Jean et de Saint-Andréde dispenser et de superviser l’enseignement religieux et spirituel, dans les Etablissements de leur ressort. » (Statuts du G.P.D.G., Livre VII)

On pourra légitimement s’interroger sur la nature de cet « enseignement religieux et spirituel » que le Grand Aumônier, au regard des propos tenus, se doit de dispenser et de superviser.

On s’interrogera aussi, et surtout,sur la réaction des différentes Juridictions rectifiées, attachées aux principes de la Franc-maçonnerie universaliste et libérale et qui, sans nul doute, ne sauraient participer, par leur silence ou leur approbation, de telles dérives dogmatiques, vécues au cœur de la maison-mère du réveil du Régime en France et impactant, immanquablement, tous les systèmes qui en sont issus.

Les commentaires sont fermés.