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28/12/2012

Pour Willermoz, la Franc-maçonnerie est un secret qui subsiste depuis que le monde est créé

(Publié par le Directoire National Rectifié de France[1], jeudi 27 décembre 2012)

profil02.jpgIl est clair, pour ceux qui se penchent avec attention sur le Régime Rectifié, que celui-ci oblige à un questionnement qui se poursuit fort heureusement toujours, conduisant à une découverte des extraordinaires trésors spirituels que nous léguèrent, au XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824) et les frères qui œuvrèrent avec lui pour édifier ce système maçonnique.

Dans un Discours inédit, daté de 1780, destiné à un Apprenti, Jean-Baptiste Willermoz précisait ceci, passage qui, de par sa pertinence, mérite d’être lu avec grande attention :

 

« La Maçonnerie est un secret qui subsiste depuis que le monde est créé. Ce secret a été remis de génération en génération jusqu'à nous, et le sera de même jusqu'à la fin des siècles. Ce secret est non seulement impénétrable aux profanes, il le sera même aux maçons tièdes, paresseux et légers ; être maçon, c'est donc chercher sincèrement à mériter d'être initié dans nos mystères. Pour avoir l'idée de cette recherche, il faut être guidé ; la nature se charge de nous inspirer ce sentiment. Tout homme naît avec le désir d'être heureux, tout homme naît avec le désir de la vertu.

 

Mais la nature seule ne suffit pas pour perfectionner l'homme, elle le sent bien, et l'excite elle même à consulter la raison. Celle-ci le reçoit et lui donne tous ses soins ; elle ne les refuse jamais à ceux qui s'abandonnent à elle.  Du concours des soins ou des impressions de la nature et de la raison se forme l'éducation. 

 

L’éducation de deux si excellents guides ne peut rien produire que de parfait. La perfection dans l'homme, c’est l’amour de la justice; notre troisième guide sera donc la sagesse.

 

La nature, la raison et la  justice veulent le bonheur de l'homme, non seulement dans l'autre vie, mais même dans celle-ci. Tout ce qui existe a été créé pour l'homme, il faut donc qu'il en jouisse, Mais il ne le peut qu'à titre de  grâce : sa puissance n'est qu'un dépôt, il a l'usufruit, il ne peut se croire le propriétaire. Il doit donc faire valoir ce départ il doit jouir de ses avantages, mais il ne peut se l'approprier, il doit toujours être prêt à y renoncer et ne point le regarder comme son seul bien.

 

Dès que l'homme rentre sérieusement en lui-même, il y trouve ce rayon de lumière que tous ont reçu, s'il fait cet examen avec le désir sincère de se connaître, de connaître son Auteur et la perpendiculaire qui les unit, si le désir le conduit à une pratique plus régulière de ce  qu'il connaît déjà de ses devoirs. (…) il est constant qu'avec de la sincérité et de la ferveur, l'homme se servira utilement de cette lueur pour parvenir à la Grande Lumière[2].»

Parvenir à la « Grande Lumière », tel est le but sacré de nos travaux, tel est le sens du chemin que nous sommes invités à effectuer au sein du régime Ecossais Rectifié, tel est l’objectif secret et également sacré que Jean-Baptiste Willermoz a placé au bout de l’initiation maçonnique.

 


[1] http://directoirenationaldeslogesreuniesetrectifie.hautetfort.com/

[2] J. B. Willermoz,  Discours savant et très lumineux pour la réception d'un  apprenti  franc-maçon, reçu d'Italie, originaire d'Allemagne, 1780.

 

 

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