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23/12/2012

Conférer au Régime Rectifié sa pleine dimension métaphysique

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Au cœur de ce que nous avons précédemment signalé – c’est-à-dire le réveil, en décembre 2012 à Lyon, dans sa forme primitive et non-obédientielle, d’un Directoire National Rectifié de France[1], bénéficiant des qualifications et de la transmission intégralement restituée du dépôt de la Maison-mère du Régime – se pose la question de la singularité structurelle et doctrinale de la maçonnerie willermozienne.

Elle n’implique évidemment pas de mise à distance de la qualité maçonnique, mais,  intrinsèquement liée à l’esprit de la Réforme de Lyon, confère à celle-ci sa pleine dimension métaphysique :

« (…) Jean-Baptiste Willermoz conçu et façonna le Régime Ecossais Rectifié comme une "rectification"  de toute la franc-maçonnerie écossaise, dotant son système d’une structure empruntant plus aux règles et formes des Ordres militaires de l’antique Chevalerie médiévale, comme en témoigne le Code des C.B.C.S., plutôt qu’aux conceptions de la Maçonnerie libérale défendues par les Constitutions de 1723. Ainsi, totalement étranger à cette perspective universaliste et faiblement religieuse, qui de plus ignorait absolument tout des éléments théoriques de la doctrine de la "réintégration", le Régime Rectifié posa, dès les premiers instants de sa fondation, des principes intangibles profondément différents du milieu maçonnique du XVIIIe siècle (…), situation que l’Histoire n’a pas démentie et qui perdure depuis lors, faisant que l’Ordre issu de la Réforme de Lyon, tire sa légitimité et sa "régularité" de sa fidélité observée face aux principes énoncés et arrêtés en 1778 lors du convent des Gaules[2]. »

Ce dont il ressort dans l’intention des initiateurs de la Refondation de décembre 2012 le souhait d’une réelle mise en conformité, lorsqu’il est précisé avec justesse que « l’Ordre issu de la réforme de Lyon, tire uniquement sa légitimité et sa "régularité", par delà les qualifications initiatiques de ses membres, de sa fidélité observée face aux principes énoncés et arrêtés en 1778 lors du Convent des Gaules[3] » (point I) ; laquelle observance est l'incontournable voie d’accès au projet willermozien :

« L’Ordre, du point de vue rectifié, entendu dans son principe le plus authentique, ni ne se réfère, ni ne participe d’une structure administrative et temporelle, mais relève d’abord et avant tout d’une dimension purement spirituelle » (point III).

Le dépôt spirituel, l’influence qu’il véhicule, est libre de toute contingence. A fortiori, lorsque la structure à laquelle en est confiée la garde, se rend coupable d’en altérer le contenu, et se voit rappeler son caractère transitoire, là où demeure le « Haut & Saint-Ordre ». Tel est l’enseignement des Instructions et des rituels willermoziens.

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Phénix - gravure de Friedrich Justin Bertuch, (1790-1830)

L’Ordre décida, en 1778 lors du Convent des Gaules, de faire du Phénix son symbole par excellence : « L'emblème général des Loges rectifiées de France, est un Phénix renaissant de ses cendres avec la légende ‘‘Perit ut vivat’’ » (Cf. Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiées, 1778, ch. XVI). Le phénix ou phœnix (du grec ancien φονιξ / phoinix), est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé. Il symbolise ainsi le triomphe de la vie sur la mort, et est synonyme de résurrection, ou plus exactement pour la doctrine du Régime rectifié, de "réintégration" (source : Directoire National Rectifié de France)



[1] http://directoirenationaldeslogesreuniesetrectifie.hautetfort.com/

[2] Jean-Marc Vivenza, Histoire du Grand Prieuré des Gaules, Les Editions du Simorgh, septembre 2011, pp.199-200.

[3] « Les principes de l’Ordre en 10 points », http://directoirenationaldeslogesreuniesetrectifie.hautetfort.com/archive/2012/12/11/les-principes-de-l-ordre-en-10-points.html

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