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17/12/2012

L’Esprit de la « Réforme de Lyon » : réveil du Directoire National Rectifié de France

« L’Ordre Rectifié (…) ne saurait de la sorte être, en aucun cas et d’aucune manière, de nature "obédientielle". »

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Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824)


Cette refondation, de nature transhistorique, signalée sur l’espace virtuel au titre de son Directoire national [1], n’engage pas la création d’un "Grand Prieuré" selon la conception moderne et très récente du terme. Il s’agit d’avantage d’un « retour au principe de l’Ordre, relevant autant du témoignage que du souci conservatoire », en fidélité au projet initial de la Réforme maçonnique de Lyon (convent des Gaules, 1778), réservant son œuvre à cultiver les mystères de l’initiation primitive, à « redonner à la notion d’Ordre la place centrale qu’elle n’aurait jamais dû perdre, tout en insistant sur le caractère fondamental de la doctrine qui forme, avec l’Ordre, un tout indissociable en une union étroite et intime. »

« L’aspect doctrinal définit le Régime rectifié, ce qui est une spécificité unique dans tout le champ rituel de la franc-maçonnerie universelle, et donne au système willermozien une nature à nulle autre pareille qui le distingue entièrement  des autres Rites maçonniques, lui conférant son caractère de voie dite « non-apocryphe » au regard des critères de la doctrine de la réintégration, dont l’Ordre est le seul dépositaire légitime depuis le XVIIIe siècle. » (Les Principes de l’Ordre en 10 points, § VI)

« L’essence de la rectification, outre un Rite original et une pratique spécifique s’exerçant en quatre grades formant la classe symbolique et un Ordre, dit "intérieur", d’essence chevaleresque distingué en un état probatoire d’Écuyer Novice et le grade de Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte (C.B.C.S.), se caractérise par un enseignement fondé sur le "christianisme transcendant", christianisme non dogmatique fidèle à la loi de grâce de l’Évangile et aux vérités de la sainte religion chrétienne, mais relevant par des voies secrètes participant d’un tradition non ostensible, de la "sainte doctrine parvenue d’âge en âge par l’initiation jusqu’à nous." » (Les Principes de l’Ordre en 10 points, § VII)

« L’Ordre, qui se rattache à celui "primitif essentiel et fondamental qui lui a donné naissance", dont "l’origine est si reculée qu'elle se perd dans la nuit des siècles", est autosuffisant et complet. Il se pense et se considère comme l’aboutissement des connaissances mystérieuses de la franc-maçonnerie et possède à ce titre son essence propre travaillant à un but précis, expliquant pourquoi il est absolument non juxtaposable, et ne peut être inclus dans une organisation commune avec d’autres Rites sous quelques motifs ou prétextes aussi louables soient-ils. La volonté de rattachement à la notion originelle "d’Ordre rectifié"- dont l’objet est « d'aider à remonter jusqu'à l’Ordre primitif » - telle que pensée et établie lors du Convent des Gaules par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), ne saurait de la sorte être, en aucun cas et d’aucune manière, de nature « obédientielle » - conception étrangère à l’esprit de la rectification - mais purement et étroitement fidèle aux seuls critères du Régime rectifié. » (Les Principes de l’Ordre en 10 points, § VIII)

 

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