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24/11/2012

La conception de René Guénon s'oppose directement à la doctrine willermozienne du Régime Ecossais Rectifié

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René Guénon et la Tradition primordiale

Jean-Marc Vivenza

La nature de la fameuse « Tradition primordiale » qui occupe une place centrale à l'intérieur de l'œuvre de René Guénon, de par les nombreuses questions qu'elle soulève, pose d'évidentes difficultés dans ses principales affirmations pour ceux qui sont rattachés aux voies initiatiques issues de l'illuminisme chrétien.

En effet, la conception de René Guénon s'oppose directement à la doctrine du Régime Ecossais Rectifié fondé par Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), qui affirme que dès l’origine, de par la division religieuse qui s’opéra entre Caïn et Abel, il y n'a pas une « Tradition », mais deux, ce qui signifie deux transmissions antagonistes, deux initiations et deux dépôts spirituels qui portent certes le même nom (tradition), mais n’ont pas du tout le même contenu, ni la même finalité.

De ce fait, le concept guénonien de « Tradition primordiale » de par son aspect univoque problématique, obligeait à ce que soit enfin effectué un examen attentif des affirmations soutenues par René Guénon à la lumière de la doctrine willermozienne, afin de comprendre pourquoi le Régime Ecossais Rectifié - suivi en cela par les disciples de Louis-Claude de Saint-Martin -, ne détient aucunement sa légitimité d'un « rattachement » à une tradition placée sous l'autorité d'un prétendu « Roi du Monde », mais de par sa fidélité indéfectible à l'authentique Tradition divine, celle qui, révélée et sainte, œuvre silencieusement depuis Abel, Seth, Noé et Moïse, au sein de la famille humaine, à la contemplation et méditation des mystères célestes, afin de travailler avec amour, à la défense de la sainte religion du Divin Réparateur : ad Majorem Dei Gloriam.

 

Sommaire

Introduction

*

I. Qu’est-ce que la « Tradition primordiale » ?


II. Caractère original et unique de la « Révélation Divine »

selon le christianisme


III. La figure du « Roi du Monde » et Melchisédech


IV. Les trois temps de la Révélation Divine

 

V. Division originelle entre les cultes de Caïn et Abel

 

VI. De la Tradition Patriarcale au déluge

 

VII. De Noé à la construction de la tour de Babel

 

VIII. Melchisédech

et l’effective nature de la transmission qu’il fit à Abraham

 

IX. Critères de l’authentique « Tradition »

*

Conclusion

Appendices

 

Appendice I :

L’erreur théologique de Jean Tourniac :

une problématique incapacité à percevoir la succession progressive des « économies »,

aboutissant à une méconnaissance

de la nature véritable de la Nouvelle Alliance

 

Appendice II :

Du caractère prétendument intemporel

et « non-humain » de la tradition hindoue

 

Appendice III :

Un aspect de la distance de René Guénon envers le christianisme :

ou « Le Grand Architecte de l’Univers ne peut rien avoir de commun

avec ‘‘le Dieu des religions anthropomorphiques’’ »

 

Appendice IV :

De la curieuse croyance en la transmission d’un « Nom divin »

par l’intermédiaire des « Opératifs »,

et l'initiative de René Guénon visant à vouloir « revivifier »

la franc-maçonnerie par son invocation

 

Appendice V :

La « Cité de Dieu »,

ou la séparation des hommes en deux cités antagonistes

d’après saint Augustin

 

Appendice VI :

De la religion primitive à l’idolâtrie des nations

selon l’Instruction secrète des Chevaliers Profès :

rappel des principes spirituels du Régime Ecossais Rectifié

et de la raison de son exclusivisme chrétien

*

Bibliographie

Les Editions du Simorgh

Septembre 2012

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